La Machine du Pouvoir a obtenu le prix Jules Verne 1960.
Derrière la Machine et en son nom, une caste de super-technocrates régente une humanité que les techniques ont presque totalement coupé de la Mère Nature.
Bien entendu, celle-ci conserve néanmoins des partisans, un véritable maquis d'hommes, pas le moins du monde décidés à se laisser ``mécaniser''. Cette résistance possède, comme toute opposition, des affidés au sein même de l'ennemi, parmi les desservants de la Machine. D'où toute une subtile et tortueuse partie d'échecs politico-technologiques, jusqu'au plus violent des règlements de comptes...
Michel Jeury est né en 1943. Il y a en fait deux Michel Jeury : le premier publie en 1960, sous le nom d'Albert Higon, deux romans dans la célèbre collection ``Le rayon fantastique'' (Aux étoiles du destin et La machine du pouvoir, prix Jules Verne 1960). Après treize années de silence, il publie, sous le nom de Jeury, dans Ailleurs et Demain, chez Robert Laffont, trois très grands romans, Le temps incertain (1973), Les singes du temps (1974), et Soleil chaud poisson des profondeurs (1976). Il poursuit ensuite son oeuvre à la fois sous le nom de Higon qu'il utilise pour des oeuvres moins ambitieuses mais tout aussi réussies, et sous celui de Jeury, considéré désormais comme un écrivain majeur de la SF française (entre autres : Le sablier vert, Le territoire humain, Les yeux géants - Robert Laffont). Enfin, il participe sous le nom de Jeury à plusieurs tentatives de la nouvelle vague française soucieuse de porter, à travers la science-fiction, un jugement politique et écologique sur notre monde. Il collabore ainsi à différentes anthologies : Utopies 75 (Robert Laffont, 1975), Planète socialiste (Kesselring, 1978) ou Retours à la terre (Présence du futur, Denoël, 1975, 1976, 1977).